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Bandes Dessinées

La rousseur, pointée du doigt de Charlotte Mevel

24 avril 2021

Bonjour vous ! J’espère que vous allez bien. Aujourd’hui je veux vous parler d’une bande dessinée prenante et engagée : La rousseur, pointée du doigt, écrit et dessiné par Charlotte Mevel.

Le synopsis

Ses cheveux roux, Charlotte en avait fait un non-sujet. Pourtant, à la naissance de son fils, roux lui aussi, les allusions déplacées fusent. Ce qui n’était qu’un détail, la touche désormais.

L’autrice se lance dans un voyage introspectif, questionne sa singularité, notre rapport à l’altérité et se réapproprie sa rousseur pour mieux en déposséder les autres. En toute subjectivité, bien sûr !

La bande dessinée

Cette bande dessinée contemporaine de 112 pages est une œuvre écrite par une auteure pointée du doigt dans le but de se réapproprier sa couleur de cheveux, d’en déposséder les autres afin que les critiques n’aient plus d’impact sur elle et sur ses enfants. Cette BD devrait être lue par tous et je pense même qu’on pourrait étudier certains passages avec des élèves de cycle 3 et plus. Éditée chez Delcourt, je les remercie beaucoup pour cet envoi ! Elle a une note moyenne de 17,3 sur Livraddict et de sur Goodreads.

Mon ressenti

Dès que j’ai vu La rousseur, pointée du doigt dans le catalogue des parutions, j’ai su que cette BD allait être exceptionnelle. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre par rapport au point d’entrée que l’auteure allait choisir mais je me doutais que ce récit allait être fort et percutant. Et je n’ai pas été déçue.

Tout d’abord, l’auteure apporte dans cette BD un vrai travail de recherche. Elle traite la vision de la rousseur depuis l’Antiquité, la manière dont celle-ci était perçue et comment on en est arrivé là aujourd’hui. Je ne connaissais pas du tout toute l’histoire, même si bien entendue les préjugés « sorcières » et « cheveux du diable » sont connus, je n’en connaissais pas les origines, ainsi que ceux des autres préjugés. Charlotte Mevel utilise donc l’histoire pour montrer l’origine du phénomène mais aussi la stupidité humaine qui passe de « la beauté de la rousseur » à « une anormalité venant du diable ». Quand ont mit cela, on ne peut que se rendre compte de l’absurdité de la chose.

Par ailleurs, j’ai trouvé les dessins, les planches, très belles et percutantes, encore une fois. Vous allez me dire que je me répète, mais je trouve que c’est le mot qui convient le mieux. La rousseur au milieu d’une marrée de gens comme tout le monde. Au milieu d’une norme sociale ridicule alors qu’on est tous différents. Au milieu de préjugés que les gens se sentent autorisés de véhiculer car c’est banal pour eux. Mais ça fait mal, ça détruit et ça complexe. Les critiques quelles qu’elles soient ne devraient pas être banalisées.

L’auteure réussis au travers de cette œuvre à se réapproprier sa rousseur, une caractéristique physique parmi tant d’autres que les gens ont tenté de lui enlever. Elle doit être lu par le plus grand nombre, car le harcèlement, les blagues pourries et les préjugés ça va deux minutes, il est temps d’évoluer. Ce n’est pas normal qu’encore aujourd’hui on en soit à ce point-la.

J’ESPERE QUE MON ARTICLE VOUS A DONNE ENVIE DE DECOUVRIR CETTE BANDE DESSINEE, CAR LA ROUSSEUR, COMME TOUTE AUTRE CARACTERISTIQUE NE MERITE PAS QU’ELLE DEVIENNE UNE INSULTE.

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